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      Ordre Cistercien de la Stricte Observance  (Trappistes)

       Questions fréquentes 
                              
(Dernières modifications: le 8 décembre 2003)                 


   1. Qui sont les trappistes et qu'est-ce que l'O.C.S.O.?

   2. Est-il vrai que les trappistes font voeu de silence?

   3. Quelle est la relation entre leur vie et les autres formes de vie chrétienne?

   4. L'O.C.S.O. grandit-il ou diminue-t-il?

   5. Comment les cisterciens sont-ils significatifs dans le monde postmoderne?

   6. Que faut-il faire pour connaître mieux la vie d'un moine ou d’une moniale?

 

   ocsoroma@ocso.org


 

 

1. Qui sont les Trappistes et qu'est-ce que l'O.C.S.O.?

Les moines trappistes et les moniales trappistines appartiennent à la famille monastique qui suit le Christ selon la Règle de Saint Benoît, document écrit au 6ème siècle au Mont Cassin en Italie. Le surnom de "Trappiste" provient d’un mouvement de réforme qui a commencé au 17ème siècle, à partir du monastère français, La Trappe, en Normandie. Les communautés qui suivent cette réforme s’appellent souvent "Trappistes".

La réforme trappiste s’est inspirée d’un mouvement plus large de réforme qui avait eu lieu dans le monachisme bénédictin il y avait 500 ans, au 12ème siècle, à partir du monastère de Cîteaux, près de Dijon. Les monastères que suivent cette réforme son appelés "cisterciens", de Cistercium, traduction latine de Cîteaux. La réforme s’étendit rapidement en Europe sous l’impulsion de Saint Bernard de Clairvaux et compta, à la fin du 13ème siècle, jusqu’à plus de 500 monastères. Aujourd’hui il y a plusiers Ordres monastiques dans la famille de monastères cisterciens. Le nom officiel des Trappistes est "Ordre Cistercien de la Stricte Observance" (O.C.S.O.). Il comprend actuellement 100 maisons de moines et 69 de moniales. Un peu plus de la moitié de ces monastères se trouvent en Europe.

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2. Est-il vrai que les trappistes font voeu de silence?

Les moines et les moniales trappistes ont la réputation d’être des personnes silencieuses. D’une façon ou d’une autre cette reputation, qui a un certain fondement réel, a donné naissance à l’idée que les trappistes font voeu de silence, ce qui n’a jamais été le cas. Dans le monastère cistercien il y a trois motifs pour parler: la communication utile au travail ou pendant les dialogues communautaires, l’échange spirituel avec les superieurs ou avec un frère sur des sujets de vie personnelle, et la conversation spontanée en des occasions spéciales. Ces motifs pour user de la parole font partie intégrante de la discipline pour maintenir dans le monastère un climat de silence qui constitue un moyen privilégié pour parvenir à la prière continuelle.

Cependant, le silence est inclu implicitement dans une des promesses faites par tous les bénédictins et tous les cisterciens au moment de la profession monastique, cinq ou six ans après l’entrée au monastère. Ils promettent la "conversion", c’est-à-dire, la fidélité à la vie monastique. Un aspect de cette conversion est la discipline pour maintenir un climat de silence qui exige le contrôle de la langue. D’ailleurs, le moine découvre bientôt que parler n’est pas toujours la forme la meilleure de communication, que les paroles sont utilisées fréquemment pour dissimuler. La bienveillance simple, silencieuse et priante communique quelque chose qui va bien au-delà des paroles.

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3. Quelle est la relation entre la vie cistercienne et les autres formes de vie chrétienne?

Depuis le commencement du christianisme, les différentes formes de vie chrétienne ont été comparées aux organes différents d’un seul corps humain vivant, organes appelés à servir l’un l’autre dans l’unité et la diversité. À travers l’évènement totalement unique de la mort et de la résurrection de Jésus, les croyants forment mystérieusement le Corps du Christ. "Nous sommes membres les uns des autres" (Eph 4,25). L’Esprit du Christ ressuscité inspire, unifie et, en même temps, diversifie ce Corps, qui est l’Église. La vocation cistercienne ou trappiste est partie intégrante de cette structure: un fruit du Saint-Esprit, en communion avec les évêques de l’Église catholique, au service de toute l’Église et du monde entier.

En réalité, les différentes vocations chrétiennes continuent le travail et la présence de Jésus tout au long de l’histoire humaine. Le Christ guérit, enseigne, prêche et sert à travers les personnes et les groupes appelés aujourd’hui à ces ministères. Les trappistes ont conscience que c’est l’Esprit du Christ qui les appelle à une vie cachée, dans la simplicité, le travail, la prière, le service et l’accueil, et cela dans une communauté monastique particulière. C’est le prolongement des années de la vie cachée du Christ avec sa famille à Nazareth, des moments de sa prière solitaire au Père et de l’existence simple de ses premiers disciples à Jérusalem. Un tel genre de vie a été appelé le "coeur" invisible du Corps du Christ.

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4. L'O.C.S.O. grandit-il ou diminue-t-il?

Numériquement et paradoxalement, l’Ordre Cistercien de la Stricte Observance diminue en même temps qu’il croît. Le nombre de monastères a doublé pendant les 60 dernières années : de 82 monastères en 1940 à 127 en 1970, et à 169 au commencement du 21ème siècle. Pendant les années 40 il n’y avait qu’un seul monastère de l’Ordre en Afrique et aucun en Amérique latine. Maintenant il y en a 17 en Afrique et 13 en Amérique Centrale et du Sud. En Asie et le Pacifique, il y en avait 6; maintenant il y a 23. En général, les communautés en Asie, en Afrique et en Amérique latine grandissent plus vite que celles des autres parties du monde.

Pendant ces mèmes 60 ans, le nombre total de moines et de moniales dans l’Ordre a diminué de 15%, de telle façon qu’il y a maintenant dans le monde légèrement plus de 2500 moines trappistes et 1800 moniales trappistines. Cela fait une moyenne de 25 membres dans chaque communauté, la moitié moins qu’auparavant. Pour plus de détailles sur les différents monastères, la section Monastères et sites web peut être consultée.

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5. Comment les cisterciens sont-ils significatifs dans le monde postmoderne?

Le monde postmoderne est loin d’être uniforme ou logique, mais il y a chez lui un besoin profond de transcender ce qui est visible, un désir de spiritualité et de mysticisme et aussi de communauté, une soif d’union à Dieu. La recherche de Dieu se manifeste à travers des formes diverses pour aller au-delà de soi-même: le service social, le sens du mystère, la prière silencieuse comme partie intégrante de la vie humaine. C’est ici que la vie cistercienne devient étonnamment significative pour le monde actuel, grâce à sa spiritualité qui souligne l’union de la personne humaine avec Dieu et avec les autres dans le mystère transformateur de Jésus Christ.

L’Abbé General de l’O.C.S.O, Dom Bernardo Olivera, a écrit récemment sur ce sujet à toutes les communautés: "Notre mystique chrétienne est au fond une expérience de réforme, de conformation avec le Christ. Ainsi seulement nous pourrons offrir : une orientation jusqu’à l’aube d’une nouvelle époque, et un témoignage religieux pour le monde séculier de notre temps, une contribution indispensable pour le dialogue avec les autres religions, et un service contemplatif pour les Églises chrétiennes." (On peut lire toute cette lettre dans la section "Documents et textes": Lettre de 1999.)

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6. Que faut-il faire pour connaître mieux la vie d'un moine ou d’une moniale?

Chaque personne porte en elle un "moine" caché. Nous sommes faits pour Dieu. La vie monastique correspond à ce besoin de vivre pour Dieu, seul et en même temps membre d’une communauté. Mais étant donné que la prière est au coeur de la vie d'un moine, il vous est toujours possible, à n’importe quel moment, de connaître mieux le rythme monastique. Prenez chaque jour 10 ou 20 minutes pour prier, pour méditer et lire l’Ecriture Sainte, surtout le Nouveau Testament. Un tel rythme de prière est important, spécialement si vous cherchez votre place dans la vie, votre vocation. Dieu vous appelle peut-être à Le chercher dans une communauté monastique.

Généralement, une bonne façon d'apprendre à connaître mieux encore cette vie, c’est de passer quelques jours dans l'hôtellerie d'un monastère. Il est toujours préférable de prévenir de votre arrivée, par courrier ou par téléphone, au cas où l’hôtellerie serait pleine au moment où vous projetez de faire votre séjour. Dans l’hôtellerie d’un monastère, vous pouvez parler librement avec le moine ou la moniale responsable de l’accueil, et lui poser toutes les questions que vous voulez. S’il ne vous est pas possible de visiter un monastère, il y a parfois la possibilité de correspondre avec le frère ou la soeur responsable des hôtes et vous pouvez lire quelque livre à propos de la prière ou de la vie monastique. Pour les adresses de tous les monastères trappistes, allez à: Monastères et sites web.

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